À travers les CCI ou les chambres de métiers, tous les départements (à de rares exceptions) délivrent cette reconnaissance environnementale et mille entreprises sont référencées. Le point fort d’Imprim’vert est de fixer des objectifs de résultats, et non pas de moyens comme un système de management. « Imprim’vert couvre ainsi 90 % des problèmes environnementaux de la profession », commente Benoît Moreau, responsable environnement de la FICG (Fédération de l’imprimerie et de la communication graphique), fervent promoteur de la marque depuis dix ans. Point faible : son hétérogénéité, puisque tous les référentiels Imprim’vert de France ne recouvrent pas les mêmes exigences. Les plus en pointe garantissent une élimination conforme des déchets dangereux, une sécurisation des stockages de liquides dangereux (neufs ou usés) et une non-utilisation des produits étiquetés « toxiques ».C’est sur cette triple exigence qu’Imprim’vert s’alignera désormais : depuis janvier, il n’existe plus qu’un seul cahier des charges. Mieux, les attributions du label ne sont effectives qu’après une visite par un référent de la marque (visite renouvelée après trois ans). Sur les mille sociétés « Imprim’vert », 60 % répondent déjà aux trois critères de la nouvelle version. À la FICG, on espère que, d’ici à 2009, tous les adhérents de la marque seront au niveau, avec de nombreux autres puisque les demandes explosent. « On s’aperçoit que la marque est avant tout une base, un minimum à faire, et que les entreprises sont déjà prêtes à aller plus loin », ajoute Benoît Moreau. Le cahier des charges d’Imprim’vert pourrait d’ailleurs évoluer pour intégrer de nouvelles exigences, comme l’énergie. Un comité consultatif national a été créé dans cette optique. En matière d’achats responsables, la reconnaissance Imprim’vert aura donc plus que jamais du sens.
Cécile Clicquot de Mentque, Environnement Magazine.Le site de la Fédération de l’imprimerie et de la communication graphiqueRéagir à cet article.