En les comparant avec des sacs boutique en plastique, utilisés une fois, il ressort qu’à fonctionnalité équivalente, le papier obtient de meilleurs résultats que les sacs plastique pour la consommation énergétique, les émissions de CO2, l’acidification, les oxydants photochimiques (responsables du smog) et les déchets ultimes. En revanche, les sacs en papier pêchent pour leur consommation d’eau et l’eutrophisation. Ces résultats sont en apparence contradictoires avec ceux obtenus lors d’une précédente étude qui avait été menée pour le compte de Carrefour sur les sacs de caisse en plastique. Celle-ci avait conclu que les sacs en papier consommaient trois fois plus d’eau et émettaient 80 à 90 % de gaz à effet de serre et de gaz acides en plus que les sacs en polyéthylène jetables. « Ces deux études ne sont pas contradictoires, affirme Philippe Osset, directeur d’Ecobilan. Au contraire, elles montrent à quel point la fonctionnalité est primordiale dans l’analyse du cycle de vie. Ainsi, les sacs boutiques, de luxe ou non, n’ont pas du tout le même usage qu’un sac de caisse en plastique fin à usage unique ou même qu’un sac de caisse réutilisable. En intégrant le service rendu, les résultats peuvent totalement changer ».
L’étude a aussi mis en évidence un certain nombre d’améliorations à apporter dans l’application de la méthodologie de l’ACV, définie par la norme 14040. « Par exemple, pour la comptabilisation de l’eau, il ne faut pas seulement considérer la consommation des usines – comme c’est le cas aujourd’hui dans les calculs – mais aussi ce qu’elles rendent au milieu après traitement. Autre exemple, l’intérêt du recyclage doit être étudié sur l’intégralité de la boucle, en pesant la part de matière recyclée et de matières vierges. De même, la méthode de calcul pour le CO2 peut être améliorée… », précise Philippe Osset. Le rapport est sur le site de Procelpac.
Le site de Procelpac.