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Dominique Maguin, président du BIR*

LA RÉDACTION, LE 1er MAI 2008
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Le BIR* fête ses soixante ans. Quel panorama dressez-vous du marché du recyclage ? Le BIR s'est créé dans l'Après-Guerre pour répondre à un besoin de matières premières. Aujourd'hui, ce besoin s'est mondialisé. Mais pas en un coup de baguette magique. Le marché s'est transformé lentement, tout en conservant des règles de fonctionnement locales : nationales (en France avec les sociétés agréées), parfois régionales ou européennes (avec les directives sur les déchets). C'est un marché qui pèse 100 milliards d'euros. Mais il vaut vraisemblablement bien plus. De même, on a coutume de dire qu'il concerne 500 millions de tonnes de matières, mais rien qu'avec les ferrailles (450 Mt) et les papiers-cartons (190 Mt), on arrive à plus. On atteindra sans doute assez vite le milliard de tonnes au vu de la pression économique et écologique. Vous négociez des matériaux qui ont juridiquement le statut de déchet. Est-ce encore approprié à l'heure où les flux sont planétaires ? La définition actuelle du déchet ne peut me satisfaire. Qu'il y ait un cadre juridique, je le comprends parfaitement, mais qu'il soit bâti uniquement sous l'angle des déchets ménagers est anormal. En effet, depuis la fin des années 1980, lorsque le droit s'est intéressé au transfert transfrontalier des déchets, on amalgame déchet et déchet ménager, et dans l'opinion publique le recyclage concerne uniquement ce qui sort de la consommation des ménages, en particulier les emballages. Or ce gisement ne représente que 10 % de notre marché. Malgré tout, les matières que nous recyclons restent sémantiquement affiliées à la notion de déchet et se chargent de valeurs négatives. Paradoxal, et surtout anachronique, à l'heure où elles sont en passe de devenir majoritaires dans la composition des produits neufs, acier et papier-carton en tête ! Vous lancez une étude sur l'empreinte carbone du recyclage. Pourquoi ? Je regrette de ne pas l'avoir lancée plus tôt ! Notre activité est à l'origine d'une économie colossale de CO2, ne serait-ce qu'avec l'énergie évitée (80 % avec des ferrailles en aciérie électrique par rapport à du minerai de fer traité en hauts-fourneaux). Bien sûr, on m'opposera du transport. Mais ce transport, c'est le plus souvent un bateau qui arrive plein de marchandises à valeur ajoutée et repart avec nos produits, au lieu de repartir à vide.


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