À la veille de l'élargissement de son « gisement contribuant » (au 1er juillet, la responsabilité élargie du producteur couvrira 1,6 Mt de produits graphiques neufs, au lieu de 980 000 t jusqu'alors), l'éco-organisme Ecofolio, qui finance la collecte et la valorisation d'une partie des déchets de papier, annonce qu'il versera ses premiers soutiens financiers aux collectivités locales en décembre. Fin mai, il avait contractualisé avec 426 d'entre elles, représentant 30,2 millions d'habitants, les premiers relevés de collecte devant lui parvenir en septembre. Ecofolio a confirmé qu'il n'entendait soutenir que la sorte papetière 1.11, celle qui, au sortir des centres de tri, contient le plus de papiers « contribuants ». Les 5 000 entreprises qui cotisaient chez lui avant que le périmètre d'assujettissement ne s'élargisse ont « joué le jeu à 98 % », aux dires de son président, Frédéric-Louis Aurand, et mis sur la table 32 millions d'euros que devront donc se partager les 426 collectivités trieuses en contrat avec lui. Ce budget montera à 50 Me sur l'exercice 1er juillet 2008 - 30 juin 2009 avec les nouveaux adhérents, et à 75 Me sur l'exercice 2010 avec le nouvel élargissement de la contribution à 60 % du gisement (2,7 Mt sur 4 au total). Jacques Pélissard, initiateur de la filière avant qu'il n'accède à la présidence de l'Association des maires de France, a annoncé de son côté la mise en place d'une commission d'agrément, comme celle existant pour les emballages.