Les 1 109 restaurants de McDonald's en France auront chacun leur « expert environnement ». Tel est l'engagement qu'a pris la filiale française du géant américain du fast-food dans le cadre de sa politique de développement durable, visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8 % en 2010 par rapport à 2005. Chacun sera formé aux bonnes pratiques à adopter en matière d'écologie... « de comptoir ». McDonald's France pilote ce programme avec un logiciel maison, EcoProgress, dont la version test a permis « jusqu'à 12 % d'économies d'énergie » dans les restaurants où elle a été lancée. « Cela passe par des petits riens comme rabattre le couvercle des bacs à friture, ce qui conserve la chaleur, ou ces nouveaux toasters, qui économisent 30 % d'énergie », illustre Delphine Smagghe, directrice environnement et développement durable. Mais les bonnes volontés de McDo butent sur certains os, comme le recyclage des huiles de friture en biogazole, réglementairement impossible en France, donc réservé à l'Allemagne (18 millions de kilomètres potentiels). Ou celui des déchets de plateaux-repas, impossible à demander au consommateur pour cause d'emballages trop souillés (bien qu'à 90 % composés de carton). L'eau (urinoirs sans eau, récupération d'eau de pluie sur les pistes drive) et les nuisances locales (lampes à UV anti-odeurs, tournées d'inspection dans un rayon de 300 m autour du restaurant pour ramasser les emballages abandonnés) ne sont pas oubliées, mais ce sont bien l'énergie et les emballages qui pèsent le plus dans le bilan carbone de l'enseigne : respectivement 26 et 22 %.