Les différentes sessions étaient riches en contenu et en invités de marque. Au nombre de ceux-ci, on nous permettra de distinguer lord Nicholas Stern of Brentford, non pas tant parce qu’il a été anobli par la reine Elisabeth II, ni même en sa qualité d’ancien vice-président de la Banque Mondiale, mais parce que, infatigablement, il s’attache à démontrer que le changement climatique en cours est générateur de sombres futurs.
Un état des risques et des mesures à prendre figurent dans son rapport « Économie du changement climatique », remis en octobre 2006 au chancelier et au Premier ministre britannique.
Il ne se borne pas à chiffrer les coûts des risques encourus en termes économiques et humains, mais également ceux en termes de modifications des technologies qui seraient génératrices d’amélioration. Les quelques degrés C en plus provoqueront des mouvements massifs de populations, car nombre d’êtres humains ne pourront plus se nourrir. « 70 % des gaz à effet de serre sont émis par les pays riches, a-t-il rappelé, le coût sera plus important en ne faisant rien. Nous avons à réagir rapidement.» Il a cité pour exemple ces industriels américains qui ont demandé à leur gouvernement de mettre en place des instruments afin de lutter contre le changement climatique. Puisque l’efficacité énergétique est une étape cruciale, le recyclage, moins énergivore, devrait largement participer à cette action.
Il existe de réelles opportunités et, a-t-il souligné « ce n’est pas seulement du ressort des gouvernements, mais des entreprises et de chacun de nous. Votre contribution est énorme ». Avec 4 millions de tonnes de déchets générés chaque jour, « le temps du non fini commence ! », assure Philippe Chalmin. Professeur d’économie à Paris Dauphine et animateur du cercle Cyclope, il a présenté les résultats publiés dans son rapport sur les marchés mondiaux 2008.