Avec ses deux lignes de traitement, la capacité d’Ametyst atteint 170 000 tonnes de déchets résiduels et 33 000 tonnes de biodéchets triés à la source. Construite par Vinci Environnement et Sogea Sud pour un coût de 73 millions d’euros, elle constitue une pièce maîtresse de l’agglomération. Les 14 400 000 m3 de biogaz produits par an seront transformés en quelque 30 000 MWh/an d’électricité, revendue à EDF. En principe, le choix de la méthanisation et le dimensionnement d’Amétyst permettent à Montpellier de traiter les ordures ménagères de 500 000 habitants, anticipant donc l’évolution démographique des vingt prochaines années. Encore faudra-t-il produire des efforts pédagogiques importants : la mise en place des poubelles orange, destinées à recevoir les biodéchets, ne s’effectue pas sans problèmes : les chaleurs estivales en transforment le contenu, collecté une fois par semaine seulement, en bouillon de culture très olfactif. Pour y faire face, l’agglomération vient de commander des sacs plastiques biodégradables, sacs qui ne seront distribués que dans un an. D’ici là, le meilleur allié de l’agglo sera la fraîcheur hivernale.
Jean Kouchner, Environnement Magazine
Le site de Montpellier Agglomération