Le 3 novembre 2008, l'agglomération niçoise connaissait une rupture d'alimentation électrique de trois heures. Sécuriser son approvisionnement électrique reste donc une priorité, mais pas seulement. La communauté urbaine entend aussi être un modèle de développement des transports durables, des énergies renouvelables et de la valorisation des déchets. D'où la mise en oeuvre du programme Hydropolis, qui serait « une première en France, en Europe et dans le monde ». Il s'agirait d'utiliser l'électricité produite par l'incinérateur d'ordures ménagères situé à l'Ariane, (50 000 MWh) pour fabriquer, par électrolyse de l'eau, de l'hydrogène et le stocker. Ce gaz pourrait être utilisé, d'une part, pour alimenter une flotte de 500 véhicules (bus, VL, camions-bennes...) et, d'autre part, pour des générateurs d'électricité qui viendraient suppléer à la production en période de crise. L'oxygène libéré serait réinjecté pour optimiser la combustion des déchets du centre de valorisation énergétique (CVE). Labellisé par le pôle de compétitivité Capénergie, ce projet associe notamment comme partenaires industriels Cnim et Hélion. Il doit encore passer par une phase expérimentale de validation technique, qui verrait la mise en oeuvre d'un démonstrateur à échelle réduite sur le site du CVE permettant d'alimenter dix véhicules. Reste à financer cette première étape, le Meeddat devant être sollicité pour le subventionner directement ou dans le cadre d'un appel à projets
approprié.