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Arthélyse ferme sur un échec

LA RÉDACTION, LE 1er MARS 2009
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Ce qui devait arriver est arrivé : l'usine Arthélyse, qui traitait péniblement une partie des déchets ménagers de l'Arrageois par thermolyse, a définitivement fermé ses portes fin janvier. C'est un échec retentissant pour la région d'Arras, qui avait payé son usine 25 millions d'euros, mais surtout pour une filière de traitement qui se présentait comme outsider d'avenir pour les moyennes capacités. Seule usine a avoir osé ce process en France, en en confiant la conception à Thide (filiale de GDF), Arthélyse a accumulé les difficultés : sous-dimensionnement, absence de fosse pour préparer le déchet avant cuisson, déchet reçu non trié (inertes et verre endommageaient les installations), fabrication d'un coke invendable... La collectivité propriétaire de l'ouvrage, le Smav (Syndicat mixte Artois valorisation), avait repris l'exploitation en propre en décembre 2007, mais une année a suffi pour qu'elle s'aperçoive que le coût d'exploitation devenait prohibitif (300 €/t), qu'elle n'arriverait jamais à thermolyser les 40 000 t/an prévues (15 000 t traitées seulement en 2008) et qu'il fallait tout envoyer en décharge ou en incinération ailleurs. « On aurait pu encore investir pour rectifier le process, mais cela aurait porté le coût à 180 €/t alors qu'on avait promis 132 €/t aux communes déverseuses, explique Philippe Rapeneau, le président du Smav. La différence entre la promesse (132 € facturés aux communes) et le coût de revient (300 €) était jusque-là payée par l'argent versé par Thide à son éviction, en décembre 2007, mais « les 10,5 millions de cette soulte ont été consommés et nous avons fini l'année 2008 avec un déficit d'exploitation de 2,5 millions », avoue Philippe Rapeneau. Des 32 employés, le Smav compte en replacer une vingtaine dans ses autres centres.


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