La charte des services publics locaux signée en 2002 par les trois grandes associations d'élus locaux (maires de France, départements et Régions) et l'Institut de gestion déléguée (IGD) continue à faire des petits ! Après l'eau et l'assainissement, les déchets et les transports publics, les réseaux de chaleur et de froid urbains disposent à leur tour d'une batterie d'indicateurs de performance. Il aura fallu près de deux ans pour élaborer les vingt-sept indicateurs de performance au sein d'un groupe de travail réunissant les principaux acteurs, l'Union sociale pour l'habitat, le Syndicat national du chauffage urbain et de la climatisation urbaine et Amorce. Comme le rapportait Jean-Michel Rougemont, président de la compagnie de chauffage de l'agglomération grenobloise de 2001 à 2008 qui a piloté ces travaux, « nous avons élaboré ces indicateurs dans un triple objectif, pour mesurer les performances énergétiques et environnementales du réseau, faciliter la compréhension des factures et améliorer l'information entre usagers, opérateurs et autorités publiques sur l'évolution du service ». Divisés en six thématiques, ces vingt-sept indicateurs ont été hiérarchisés - via treize indicateurs dits majeurs et quatorze indicateurs complémentaires - pour en faciliter l'appropriation par les collectivités.