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RECYCLAGE

Millet construit en vert

LA RÉDACTION, LE 1er MAI 2009
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Chaque année, 7 millions de fenêtres sont mises sur le marché. Leur conception, leur livraison et leur pose ont un impact environnemental non négligeable, auquel le groupe Millet s'est attaqué dès 2003. La première étape a consisté à remplacer, à performance thermique égale, le plomb et le cadmium utilisés dans la fabrication des menuiseries en PVC par du zinc et du calcium. Un traitement des quincailleries au titane-argent s'est substitué à celui au chrome 6, les vernis en solution aqueuse se sont imposés et le liège a remplacé la mousse en polyuréthane dans les panneaux des portes en bois. Des innovations réalisées grâce au travail du bureau d'études interne. L'effort porte également sur le recyclage des matériaux. Fin 2008, Millet a lancé auprès de ses clients, essentiellement des poseurs et négociants comme Point P, un système de reprise des anciennes menuiseries récupérées lors de la pose des nouvelles. « On leur fournit une palette pour stocker les vieilles fenêtres, qui sont réacheminées à nos frais vers le siège de La Faye, en Charentes. Un employé les démantèle et sépare métal, bois et verre, qui sont valorisés par un recycleur local. On ne le fait pas pour gagner de l'argent, mais pour offrir un service complémentaire aux clients », précise Fabrice Gobin, responsable sécurité environnement. Les cales, vis et sangles de transport sont récupérées auprès des poseurs, via un ingénieux dispositif de sac de collecte dont le contenu est trié et réutilisé. Millet valorise aussi 350 tonnes par an de chutes de PVC et de bois. Ce dernier sert au chauffage des sites et permet d'économiser 300 000 litres de fioul par an. Dans le même esprit, l'eau de pluie récupérée débouche sur une économie de 2 millions de litres par an. Elle sert aux usages sanitaires et au lavage des camions, qui roulent depuis deux ans au Diester 30 %. Pour boucler la boucle, un ingénieur recruté en 2008 passe chaque produit au crible de l'analyse de cycle de vie (ACV) en utilisant le logiciel SimaPro, mais sans le crier sur les toits. L'innovation dans cette entreprise, à forte culture familiale, va de pair avec une certaine discrétion. Ainsi, de sa prochaine unité livrée dans l'année, on sait seulement qu'elle sera consacrée à l'écoconstruction d'ossatures et murs en bois. Nul doute que Millet saura y tirer parti de son savoir-faire en matière d'approvisionnement en bois géré durablement, ainsi que des efforts déjà engagés auprès de ses fournisseurs, pour la plupart signataires d'une charte d'engagements. À terme, ce dernier-né passera l'épreuve du bilan carbone, déjà bouclé sur trois sites et sur deux nouveaux d'ici l'été. Puis l'étape de la certification Iso 14001, déjà décrochée par un site et attendue en juin sur deux autres, dont celui de La Faye, qui vient d'être rénové selon des normes très strictes en termes d'isolation et d'écoconception.


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