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Quelle organisation pour optimiser le tri en habitat vertical ?

LA RÉDACTION, LE 1er MAI 2009
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S'il est un serpent de mer en matière de gestion des déchets, c'est bien le développement du tri sélectif en habitat collectif. Raison de plus pour s'interroger sur des fondamentaux. Première question à se poser : qui lance et pilote l'opération ? « La collectivité est moteur et incite le bailleur public ou privé à adapter les équipements existants pour favoriser la collecte, répond Vincent Regnouf, directeur collectivités d'Eco-Emballages. Se mettre le bailleur à dos est un mauvais calcul : il doit devenir le bras armé de la collectivité pour agir et, dans de rares cas, c'est lui qui engage le mouvement si elle traîne des pieds. » Pour sceller leur entente, rien ne vaut un partenariat solide et éclairé par des retours d'expériences ayant fait leurs preuves. Parmi les exemples desquels s'inspirer, relevons les conventions récemment signées par la communauté urbaine d'Arras ou le syndicat de collecte des déchets de la vallée de Montmorency (Val-d'Oise). Pluriannuelles, ces conventions passées avec des bailleurs gérant les immeubles de certains quartiers intègrent un plan de cofinancement et de cogestion de dispositifs de collecte adaptés aux particularités locales. Avant de passer à l'acte, mieux vaut privilégier l'étude et l'expérimentation au cas par cas, sans se précipiter sur des solutions prétendument miracles. « Elles n'existent de toute façon pas, du sur-mesure est nécessaire en habitat collectif », confirmait lors d'un colloque Christophe Daries, directeur déchets à Marseille Provence Métropole. Après avoir équipé des zones pilotes d'espaces de collecte appropriés, cette communauté urbaine y a sondé la qualité du tri effectué. Résultat : quelle que soit la solution d'aménagement retenue, elle ne suffit pas à faire évoluer les pratiques des résidents. Des tests comparables menés au Grand Lyon et à Montpellier ont néanmoins montré que la mise à disposition de bacs operculés bien visibles et à ouverture réduite améliore sensiblement la qualité du tri. Placer les conteneurs à l'extérieur limite aussi les nuisances sonores et olfactives, tout en allégeant la facture du bailleur, qui n'aura alors plus à faire appel à un prestataire pour sortir les bacs. De même, un consensus se dégage autour des conteneurs enterrés ou semi-enterrés. En installer a permis de doper les volumes triés dans certains quartiers, comme à Garges-lès-Gonesse. Mais cette solution doit être couplée avec une communication menée efficacement auprès des résidents. En termes de moyens humains, certaines collectivités misent sur une communication de proximité assurée en porte-à-porte par les ambassadeurs du tri, quand d'autres se contentent d'adresser aux habitants des guides et autres outils de sensibilisation. Surtout, il faut savoir s'appuyer sur les gardiens, qui sont de précieux relais d'information. « C'est en tant qu'acteur et prescripteur que leur rôle est fondamental », précise Vincent Regnouf. Il est donc nécessaire de les former aux bonnes pratiques et à l'écho qu'ils en feront auprès des habitants. Consciente de l'enjeu, la ville de Cannes a été l'une des premières à lancer à grande échelle un dispositif de formation des gardiens d'immeubles au tri sélectif. Une action qui s'étend progressivement aux personnels des syndics et aux communes voisines. Un modèle à suivre.


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