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L'Ademe est réservée sur le tri mécanobiologique

LA RÉDACTION, LE 1er JUILLET 2009
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
1Pourquoi l'Ademe émet-elle des réserves sur le tri mécanobiologique ? Comme le montre l'étude sur les centres de tri mécanobiologique (TMB) publiée en juin 20091, il s'agit de projets complexes à maîtriser. Si le compost est fabriqué à partir d'une collecte sélective des biodéchets ou des déchets verts, la norme NF 44051 est généralement respectée. En revanche, si on traite des ordures ménagères en mélange, il faut renforcer les étapes de tri pour éliminer la fraction indésirable. La réussite du procédé dépend alors de plusieurs facteurs. D'abord, de la qualité, en amont, de la collecte sélective des déchets dangereux ou des emballages. Ensuite, des choix techniques des installations de tri. Et la performance a un coût parfois sous-estimé. Les collectivités risquent donc d'investir dans un centre de tri mécanobiologique qui, faute de moyens, ne produit pas un compost de bonne qualité, devant être stocké ou incinéré... Dans ce contexte, pour ne pas provoquer un engouement excessif pour cette filière, l'Ademe ne prévoit pas d'accorder de subventions aux nouveaux projets de TMB à des fins de valorisation organique par compostage ou méthanisation. 2 Pourtant, d'autres pays européens sont convertis ? En Allemagne, en Angleterre et en Belgique, l'objectif du tri mécanobiologique n'est pas de produire du compost, mais du combustible, et éventuellement une faible fraction de compost destiné à des applications non agricoles. Il existe peu d'installations produisant principalement un compost de qualité. 3 Pourquoi les projets de TMB se multiplient-ils ? En France, les collectivités voient le TMB comme un moyen de réduire leurs volumes de déchets organiques à stocker ou à incinérer. En général, ces projets se placent dan s un double contexte de réduction des déchets biodégradables enfouis - une directive fixe un maximum de 35 % de mise en décharge en 2016 - et de renouvellement des installations de gestion des déchets, qu'il s'agisse des centres de stockage ou des incinérateurs.


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