Dans le port de Venise, d'ici à la fin de l'année prochaine, une usine produira 40 MW d'électricité verte sans émettre de CO2. Le bioréacteur, le générateur de gaz et la turbine occuperont une surface de 12 ha. Dans un premier temps, sous l'action des rayons du soleil, des micro-algues cultivées en incubateurs cylindriques transparents fourniront la biomasse. Elle sera alors centrifugée et, à pression atmosphérique, asséchée jusqu'à gazéification par une torche à plasma. Le gaz de synthèse (syngas) obtenu, composé de monoxyde de carbone et de dihydrogène, est débarrassé de tous ses polluants avant de pénétrer dans la turbine à gaz. L'installation est complétée par un système de recyclage du CO2 via la culture des algues. De plus, à chaque stade, l'énergie dégagée est réintroduite dans le dispositif. Cependant, Solena ne prélèverait pour la torche à plasma que 6 % de l'énergie générée, pour un rendement total de 75 %. Le projet est mené par l'américain Solena, qui détient le brevet du procédé employé pour l'élaboration du gaz de synthèse. Cette technique est habituellement développée comme une alternative à l'incinération du fait de son rendement plus élevé et de l'absence de déchets.