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RECYCLAGE

2 - CONTRÔLER AVEC RIGUEUR LA QUALITÉ

LA RÉDACTION, LE 1er SEPTEMBRE 2009
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Si les matériaux sont fournis par des centres de tri, ce sont surtout les repreneurs, en aval, qui vérifient le respect des caractéristiques définies par contrat. Il s'agit notamment du conditionnement des balles (taille, poids) et de leur composition (taux d'impuretés, etc.). Celles-ci sont décrites dans les prescriptions techniques minimales (PTM) dans le cadre de la garantie de reprise, ou des standards matériaux dans la reprise garantie par la Fnade et Federec. En cas de non-conformité, les repreneurs appliquent des décotes de prix, ou, cas extrême, renvoient la livraison. Mais la réalité se charge d'introduire une dose de souplesse dans ces règles. Ainsi, quand la demande est forte, les repreneurs sont moins exigeants sur la qualité. A contrario, quand le marché se retourne, la qualité la plus haute est exigée. Si les procédures de contrôle sont strictes, le coup d'oeil reste largement utilisé pour caractériser un chargement. En effet, l'expérience des opérateurs est généralement suffisante pour apprécier la conformité d'un lot. En cas de doute, la procédure de contrôle définie dans les PTM est lancée. Pour le plus ancien des matériaux recyclés, le verre, le contrôle visuel fait l'objet d'une charte qualité signée en 2008 entre Cyclem, le Syndicat national du recyclage du verre et des emballages ménagers en verre, et les traiteurs. « Le prélèvement est une opération coûteuse ; il n'est mis en oeuvre que dans des cas extrêmes », explique Richard Maillé, responsable recyclage chez Saint-Gobain Emballage. Dans l'aluminium et l'acier, le conditionnement des balles est le premier objet du contrôle. « Une balle d'aluminium doit avoir un volume de 1 m3 et une densité de 0,25. Or, si des presses à acier sont utilisées pour fabriquer les balles d'aluminium, leur densité pourra être plus élevée, ce qui gène le contrôle qualité et le broyage », explique Serge Terroni, directeur technique de France Aluminium Recyclage, en charge de la garantie de reprise. Pour éviter le délitage d'une balle et sa caractérisation, l'homme va sur le terrain, pour ausculter les pratiques des centres de tri. Un overband mal réglé ? L'information est transmise au repreneur et les lots feront l'objet d'une vigilance particulière. « Une fois par mois, nous pratiquons des mesures selon la procédure des PTM. Cela permet à notre responsable de la gestion du métal, qui effectue le contrôle visuel, de s'étalonner », complète Philippe Leclerc, directeur des achats chez Aurea Affimet (ex-Recovco Affimet). Les règles s'appliquant aux emballages en papier et en carton issus des ménages constituent un cas à part. En effet, leur recyclage a commencé alors que la norme internationale EN 643 définissait déjà, depuis 1994, une liste des standards européens de papiers et cartons récupérés. Les PTM ont donc été adossés à ces caractéristiques. « Dans les faits, nous avons assoupli nos exigences afin de faciliter le tri par les ménages », explique Noël Mangin, délégué général de Revipac. Ainsi, une décote est appliquée quand le taux d'humidité atteint 12 %, au lieu des 10 % inscrits dans la norme. Pour limiter les réclamations, Veolia Propreté France Recycling a mis en place une procédure d'autocontrôle. « Cela permet de garantir un taux de pureté à nos clients », précise Guy Barreau, son responsable qualité. En revanche, dans les plastiques, les analyses (au niveau de la balle ou de la ligne de production) complètent systématiquement l'examen visuel. Si les balles ne sont pas conformes aux PTM, le recycleur affine en général le tri et applique un surcoût. « Notre objectif est d'éviter le retour de camion », explique Tristan Brunin, chez Valorplast. Sur 10 000 véhicules chaque année, seulement un ou deux sont retournés. Et à peine 1 % des livraisons ont fait l'objet de réclamations, en général pour des erreurs de tri (50 % des cas) ou dans la taille des balles (36 %). Pourtant, le respect des PTM ne suffit pas à satisfaire les recycleurs. « Cela correspond à un prétri, estime Bernard Rothé, directeur général de Sita Négoce. Nous devons ensuite adapter la matière en fonction des cahiers des charges de nos propres clients, parfois bien plus exigeants. » « La définition même des PTM est un casse-tête. Par exemple, les matériaux barrières ne sont pas concernés. Or, ils ne sont pas reconnus par les machines de tri, mais perturbent le recyclage », regrette Tristan Brunin, chez Valorplast. Même son de cloche pour l'aluminium. « Les seuils des PTM sont très bas : la teneur en aluminium dans les balles issues des centres de tri est comprise entre 60 et 65 %, il nous faudrait au moins 80 % », réclame Philippe Leclerc, chez Aurea Affimet. Pour parvenir à un taux de recyclage de 75 %, c'est donc toute la chaîne de tri qui va devoir faire des efforts : du consommateur dans son geste initial, en passant par une séparation plus poussée dans les centres de recyclage, jusqu'aux utilisateurs de la matière secondaire, qui, face à la montée des volumes, s'estiment incapables de poursuivre les opérations de surtri actuellement réalisées.


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