Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
RECYCLAGE

Déchets L'oxygène du recyclage

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2009
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Vaste et protéiforme, le secteur des déchets, qui recouvre les déchets des ménages, des entreprises, de l'agriculture et du BTP, requiert forcément des compétences très variées. Les deux chefs de file du secteur, Sita ( Suez environnement) et Veolia propreté emploient respectivement 19 300 et 23 400 salariés - en vendant Veolia propreté nettoyage multiservices en septembre dernier, le groupe s'est séparé de 14 800 employés. Du fait de la crise économique, le volume des déchets rejetés est en forte baisse, entraînant dans sa chute les chiffres d'affaires des acteurs du secteur, et, du même coup, toutes perspectives de créations de postes en 2010. Cependant, à moyen terme, les objectifs de la nouvelle directive européenne sur les déchets en matière de prévention et de recyclage devraient logiquement stimuler l'emploi. Les filières de valorisation des déchets industriels étant déjà bien développées (ils sont recyclés à 68 %), les enjeux se situent davantage au niveau des déchets ménagers (seulement 24 % sont recyclés) et du BTP. D'après l'étude du Boston Consulting Group, le recyclage emploie 30 000 personnes en France (chiffre 2007) et les effectifs augmentent de 5 % par an depuis 2002. « Avec Veolia et Suez environnement, leaders mondiaux, et des acteurs dans l'ensemble de la chaîne de valeur, la France peut industrialiser la filière du recyclage », soulignait Catherine Gras, directrice générale adjointe de la direction générale de la Compétitivité de l'industrie et des services (DGCIS) du ministère de l'Industrie. À elle seule, l'amélioration du recyclage des déchets ménagers et du BTP devrait créer entre 10 000 et 20 000 emplois supplémentaires d'ici à 2015. L'industrialisation du secteur, historiquement caractérisé par une forte proportion d'emplois peu ou pas qualifiés, a entraîné des besoins de compétences organisationnelles ou en ingénierie, notamment du fait de l'automatisation. « Depuis quelques années, nous avons besoin de diplômés d'écoles de commerce, de polytechniciens », confirme Sylviane Troadec, DRH de Paprec. « En 2010, comme cette année, nous recruterons environ 1 000 personnes supplémentaires, dont 200 cadres. Les besoins les plus importants concernent le management de centres de profit, l'exploitation de sites industriels et l'ingénierie », détaille Philippe Perret, DRH de Sita France. Les activités en croissance, liées aux déchets électriques et électroniques, au compostage et à la valorisation des déchets en général, ne nécessitent pas forcément de nouvelles compétences, mais sont génératrices d'emplois. Ainsi, Urbaser environnement va passer de 340 à 500 personnes au premier trimestre 2010 du fait du démarrage de la nouvelle unité de méthanisation de sa filiale Evéré, à Fos-sur-Mer, et de nouveaux contrats de collecte et de nettoiement. Par ailleurs, les ambitions en matière de prévention à la source entraînent la création de postes de chargé de mission de la prévention des déchets au niveau départemental (lire ci-contre). « Ce sont en général des ingénieurs en environnement, capables d'animer un réseau d'intervenants tout en réalisant des études sur les potentiels de réduction des déchets », souligne Valérie Le Coq, coordinatrice de Territoires environnement emplois ( TEE) en Ile-de-France. La diversité des métiers liés aux déchets est telle qu'il n'existe pas vraiment de formation spécifique. « Nous avons beaucoup d'agrégés de la vie », plaisante Sylviane Troadec, en faisant référence à ces personnes sans diplôme initial mais ayant acquis une forte expérience. « C'est un métier qu'il faut apprendre ; il est donc important pour nous de fidéliser nos collaborateurs », assure Éric Gautret, secrétaire général de Chimirec en charge des RH. Plusieurs entreprises en font un principe : tout poste est d'abord annoncé en interne. Une politique fortement soutenue par des formations continues, qui permettent à des ouvriers de devenir agents de maîtrise (Etam), quand ceux-ci accèdent au statut de cadre sur des sites d'exploitation. « Suivant les années, environ une dizaine de personnes sont promues via le cursus Etam et une dizaine via le cursus cadre », détaille Cédric Mendes, responsable recrutement chez Coved, la filiale de Saur qui emploie 3 000 personnes en France. Autre conséquence du contexte particulier de ce secteur, la formation initiale est également bien développée. Sita dispose de sa propre école des métiers et Coved a accueilli en septembre dernier sa première promotion de BTS en alternance dans son centre de formation des apprentis.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Déchets en France : des quantités en recul, un tri encore perfectible
Déchets en France : des quantités en recul, un tri encore perfectible
REP des emballages professionnels : Citeo Pro se positionne en chef d’orchestre de la nouvelle filière
REP des emballages professionnels : Citeo Pro se positionne en chef d’orchestre de la nouvelle filière
Paprec signe un contrat historique : 1,3 milliard
Paprec signe un contrat historique : 1,3 milliard
Julien Dubourg, Citeo Pro : « REP emballages pro : ceux qui trient bénéficieront d’un retour financier »
Julien Dubourg, Citeo Pro : « REP emballages pro : ceux qui trient bénéficieront d’un retour financier »
TOUS LES ARTICLES RECYCLAGE
Les plus lus