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Responsable environnement d'un domaine skiable

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2009
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Expérience du terrain, bonne connaissance de la réglementation, pédagogie et psychologie sont les meilleurs atouts du responsable environnement au sein d'un domaine skiable. Entre la préservation de l'outil de travail qu'est la montagne et le respect de la réglementation, le responsable environnement est un poste devenu indispensable aux opérateurs des domaines skiables. En lien direct avec la direction générale, Robert Subias, responsable environnement à la régie intercommunale du Tourmalet ( RIDT) dans les Hautes-Pyrénées (Barèges-La Mongie), travaille aux côtés de ses homologues chargés de la qualité et de la sécurité. Mais habituellement, les trois missions se cumulent, en particulier dans la perspective d'une certification QSE (Iso 9001, Ohsas 18001, Iso 14001). Le responsable QSE est généralement promu à ce poste en interne. C'est le cas pour Bruno Tournoud, de la Société d'aménagement touristique de l'Alpe-d'Huez et des Grandes-Rousses ( Sata), qui travaillait à l'exploitation et à la maintenance des remontées mécaniques, et pour Émilie Dupin, de la Société des montagnes de l'Arc ( SMA) et de la Société des téléphériques de l'aiguille Grive ( Stag) à la station des Arcs-Peisey-Vallandry, ex-employée au service clientèle qualité. Quant à la formation, elle a lieu surtout sur le tas et en partageant son expérience. « Au sein de la Compagnie des Alpes qui détient une douzaine d'exploitations, dont Les Arcs et La Plagne (cf. encadré), les responsables QSE se réunissaient une fois par mois au début et désormais quatre fois par an, avec des échanges par mail ou par téléphone si nécessaire », explique Nadine Peytavin. Le dialogue existe aussi au sein de groupes de travail mis en place par le Syndicat national des téléphériques de France. « Sur le terrain, avec la réglementation comme base de travail, il s'agit d'établir des priorités afin d'en planifier le financement et si possible d'anticiper l'obligation », commente Bruno Tournoud. Concrètement, les domaines sont soumis au code de l'environnement pour leurs aménagements (pistes, retenues d'eau, stockage des hydrocarbures destinés au parc roulant...). Pourtant, le responsable environnement va aussi chercher à optimiser les consommations. « Nous avons mis en place un système pour ne produire que la quantité de neige de culture indispensable à chaque piste sur la saison entière, soit une réduction de 5 % d'électricité et de 10 % d'eau. Aussi, le remplacement d'une remontée mécanique pourra se faire en réutilisant certaines pièces (suspentes et assises de sièges, pylônes, structures de gares...) », détaille Nadine Peytavin. « L'empêcheur de tourner en rond », tel que peut être perçu le responsable QSE, doit maîtriser la communication et valoriser les actions existantes. « Il ne s'agit pas de pointer un dysfonctionnement, mais de trouver au sein de groupes de travail LA solution qui sera ensuite relayée par les chefs de secteur à l'ensemble du domaine », argumente Bruno Tournoud. « Actuellement, pour réduire nos déchets dangereux (graisses, déchets médicaux...), nous testons des chiffons lavables en substitution des essuie-tout jetables utilisés pour la maintenance. Le résultat sera probablement un mélange des deux, avalisé par les utilisateurs eux-mêmes », confirme Émilie Dupin. La sensibilisation est permanente et chaque occasion est à saisir : lors de la formation des saisonniers, par l'affichage des résultats d'audits et d'enquête de satisfaction auprès des clients... « La fonction se "dissout" dans les différents services, estime Robert Subias. À terme, j'aurai davantage un rôle d'auditeur. » Hors les murs, les exploitants intervenant sur des territoires du domaine public, les responsables QSE doivent concilier des exigences multiples. « Pour la phase de revégétalisation, détaille Robert Subias, nous avons opéré, notamment, en partenariat avec le Conservatoire botanique national des Pyrénées. Les plantes doivent être adaptées au milieu, mais aussi offrir une bonne stabilité du manteau neigeux, répondre au cahier des charges du mouton AOC Barèges-Gavarnie et garantir la biodiversité. » Enfin, avec la mise en place de la charte en faveur du développement durable par l'Association nationale des maires de stations de montagne, la collaboration sera toujours plus importante : « Dans les communes, des correspondants prennent leurs fonctions, des responsables environnement qui interviennent sur le développement du territoire et l'urbanisme... », analyse Louis-Marie Vivant, du bureau d'études de Mountain Riders.


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