Depuis un an, des essais sont réalisés sur des centres pilotes et des entreprises de recyclage pour étudier la faisabilité d’une collecte et de la valorisation d’emballages ménagers en PP, PEbd, et PS. Partant du constat que la fraction refus de tri représente chaque année 100 000 tonnes de plastiques, pourquoi ne pas les prendre en compte dans la gestion de la filière ? Cette opportunité, avant de se concrétiser en 2011 lors du renouvellement des agréments, a été pesée et examinée sous toutes les coutures technico-économiques et environnementales. Conduits par un comité de pilotage de 12 représentants associatifs, industriels et institutionnels, les travaux d’évaluation ont montré que sur le plan technique, il n’existe aucun obstacle rédhibitoire lié à l’extension des consignes de tri, même si l’adaptation des centres de tri et le surcoût engendré constitue un challenge important. Du point environnemental, la gestion de nouveaux flux plastiques semble satisfaisante après analyse de cycle de vie des postes régénération, centre de tri, transport, centre de stockage et incinération. Toutefois, souligne l’étude, cette démarche devra être soutenue d’un point de vue économique ; en effet, il s’avère que le prix de reprise de matériaux ne pourra pas couvrir le coût d la collecte sélective et du tri. Cela suppose par conséquent l’intérêt des professionnels du recyclage vis-à-vis de la filière pour investir dans des capacités d’accueil adaptés à ces nouveaux gisements.CM