« Pour le procédé seul, nous atteignons même une consommation de 20 kW/tonne contre 300 kW/t habituellement », souligne Arnaud Cholet, le directeur commercial. Pour obtenir ces performances, Immark France s’est appuyé sur son expérience helvétique. Plutôt que de tout broyer puis d’isoler les différents composants grâce à un outillage sophistiqué, la plateforme, qui traite plus particulièrement des télévisions, des appareils télécoms, des jouets et du petit électroménager, est équipée d’un démanteleur automatisé. Cette « sorte de grosse centrifugeuse qui tourne très lentement » consomme peu et laisse notamment intact les piles et condensateurs. Par contre, ce système implique une fraction plus importante de tri manuel. Il est aussi plus facilement adaptable selon les volumes à trier. Les tarifs pratiqués sont « au prix du marché », tandis que le taux de recyclage est plus élevé, « 85 % en moyenne ». Autorisée à traiter 40 000 tonnes par an, cette unité aura nécessité 8 millions d’euros d’investissements. Par ailleurs, l’implantation a été volontairement située sur un axe rail-route-fleuve (le Rhône) afin de réduire l’impact des transports. En effet, les D3E viennent de toute la France, acheminés à partir des zones de stockage de Chimirec, son actionnaire de référence. Aujourd’hui, 5 % du transport est fait selon des modes alternatifs (rail et fluvial) et cette proportion devrait augmenter en 2010.MLLLe site d'Immarck France