Le verre collecté embarqué sur une péniche emprunte la Seine, l'Oise et l'Aisne. Il s'agit de rallier les trois centres de stockage situés en proche banlieue au recycleur Samin, (groupe Saint-Gobain) implanté à Rozet Saint-Albin, dans l’Aisne. Cela représente actuellement 2500 allers et retours par la route et par an. « Nous avions déjà mené une première expérimentation en février 2008 et nous avons décidé de pousser plus loin l’investigation » explique Régis Leroux, conseiller technique à la DPE (Direction Propreté et Eau). Chaque essai, basé sur le transport de 250 tonnes de verre, est destiné à définir l’itinéraire et le système qui évitent au mieux la casse. Le transport fluvial s’est adapté au verre en raison de la densité de la matière, mais entre chargement et déchargement, il y a de la casse ! « Nous réfléchissons actuellement à un conteneur et à de nouvelles formules de déchargement afin d’analyser le comportement du verre » ajoute Régis Leroux. Le fluvial reste toujours plus cher que la route en raison d’une logistique plus complexe. Là où le camion revient à 7,8 € la tonne, la péniche est pour l’heure facturée environ 26,8 €/t. L’idéal serait bien sûr une implantation directe en bord de Seine du centre de stockage et du recycleurl. Partenaire de l’opération, Eco-Emballages a chargé un bureau d’étude d’analyser l’expérience et d’en tirer des recommandations opérationnelles. Cette synthèse sera précieuse pour la ville de Paris comme pour toute agglomération française située en bord de fleuve.
RR