Avis aux chefs de chantiers : les rebuts générés lors de la pose ou du retrait de revêtements de sols souples en PVC intéressent 17 points de collecte répartis dans l'Hexagone. En effet, à l'initiative du Syndicat français des enducteurs, calandreurs et fabricants de revêtements de sols et murs ( Sfec), une filière de recyclage pour ces déchets habituellement enfouis ou incinérés monte en puissance. Après avoir pris ses marques dans l'Ouest, elle recyclera en moyenne 450 tonnes par an. Stockés en centres de tri ou déchèteries professionnelles, ils sont ensuite traités par l'unité allemande AGPR, près de Cologne. Elle est l'une des rares à savoir en tirer un broyat qui, une fois micronisé et conditionné, est livré aux fabricants, qui le réintègrent dans leur production. « La boucle est ainsi fermée, mais ce dispositif n'aurait pu être déployé sans avoir au préalable identifié les principaux gisements de production de ces déchets et bénéficié de l'appui de partenaires de collecte comme Schroll ou Veolia », souligne Julie Chaminade, déléguée générale du Sfec. Avec ces collecteurs, le syndicat passe une convention pour encadrer la traçabilité des déchets récupérés auprès des entreprises de pose. Et avec les poseurs, un second accord prévoit une aide financière allant de 10 à 20 euros la tonne triée. Le Sfec prend en charge le coût d'acheminement vers l'unité de recyclage et du traitement qui y est effectué. Et mise sur la sensibilisation des professionnels du bâtiment pour développer la filière.