Pilote
Testé sur l'unité de méthanisation de la société Itradec à Mons (Belgique), le procédé physico-chimique d'Oxalor donne des résultats positifs. Développé ces dix dernières années, il consiste à mélanger les déchets ménagers bruts - sans aucun tri préalable - à un réactif à base de chaux vive (CaO). À ce contact, la matière organique, qui contient jusqu'à 85 % d'eau, se déshydrate. Conséquence : les fractions organique et inorganique se séparent bien plus facilement lors du tri mécanique ultérieur, diminuant ainsi la part des déchets envoyés à la décharge. De ce fait, à Mons, le tri mécanique amont des déchets permettait de récupérer au maximum 20 % de la matière organique, alors que le procédé d'Oxalor permet d'en extraire jusqu'à 95 %. De plus, étant exothermique, la réaction chimique détruit les germes pathogènes et élimine les odeurs. La poudre organo-calcique récupérée, qui contient moins de 2 % d'éléments inertes indésirables, est valorisable en agriculture sous forme d'amendement basique et organique, le procédé ayant obtenu l'homologation du ministère français de l'Agriculture en 2006. À Mons, l'organique traité, qui conserve son potentiel méthanogène, est réintroduit dans le cycle biologique de méthanisation (application Méthavalor), en augmentant même les rendements d'environ 10 %.