Quinze mois après le lancement du plan banane durable 2008-2013, l'Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique ( UGPBAN) pointe les progrès réalisés par la filière en matière de développement durable. Une politique de gestion et de recyclage des déchets organiques et plastiques a été mise en place, via le compost des déchets verts ou encore le recyclage des gaines plastiques utilisées pour la protection des bananes au champ. Par ailleurs, les résultats d'un premier bilan carbone montrent que la culture de la banane - de la levée du plant à la récolte - représente à elle seule 30 % des émissions de gaz à effet de serre de la filière. Ces indications permettent aux exploitants, avec des organismes comme l'Institut technique de la banane et le Cirad, de tester et de propager de nouvelles pratiques culturales telles que le labour superficiel et l'utilisation de « plantes de services » en couverture du sol des bananeraies. Ils envisagent de plus de recourir aux énergies renouvelables (éoliennes, panneaux photovoltaïques) pour diminuer leur consommation électrique. Des recherches sont aussi menées pour développer la lutte biologique et sélectionner des variétés naturellement résistantes aux maladies, dans l'espoir de supprimer à terme tout intrant chimique. L'UGPBAN prévoit enfin le remplacement au deuxième semestre de la certification Globalgap par Banagap, un nouveau référentiel de bonnes pratiques environnementales, économiques et sociales.