Premier du genre en France, l’équipement de 1,2 million d’euros (subventionné à 20 % par l’Ademe) accueillera des déchets alimentaires encore dans leur emballage, pour les extraire par broyage-séparation. Ils pourront ainsi être orientés vers la valorisation énergétique « noble » plutôt que l’incinération ou la mise en décharge : quatre unités de méthanisation agricole transformeront la fraction organique. « Elles sont situées en Allemagne pour commencer, mais nous prévoyons de rediriger vers l’Alsace une fois que les projets locaux seront prêts », indique Charles Coppin, directeur de l’agence entreprises Bas-Rhin de Sita.
A partir d’une capacité de 24 000 tonnes/an, le groupe vise au démarrage un rythme annuel de traitement de 12 000 tonnes qui permettra de produire 1,6 million de mètres cubes de biogaz et de chauffer l’équivalent de 550 logements. Ces volumes englobent les 5 à 10 % de part des emballages résiduels, qui partiront à l’usine d’incinération voisine à Strasbourg. Au niveau de la collecte, la nouvelle filière se concentre sur les professionnels : les chutes de l’industrie agroalimentaire et les rebuts de la grande distribution. La première est déjà souvent récupérée par Sita en tant que prestataire déchets des industriels en question. Pour les seconds, le groupe demande aux grandes surfaces leur collecte dans des bacs séparés que ses équipes viendront chercher.
CR