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Une première française en matière de réduction chimique in situ

LA RÉDACTION, LE 1er SEPTEMBRE 2010
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Sur le marché L'entreprise Valgo vient d'achever le traitement, par réduction chimique in situ (ISCR), d'un ancien site de traitement de surface, pollué aux solvants chlorés, « avec des pointes de concentration à plus de 8 mg/l », précise Laurent Thannberger, responsable R et D chez Valgo. « C'est le premier retour d'expérience français sur cette technique. » Le principe du traitement ? Un réactif est injecté sous pression dans le sol. Le produit qu'utilise Valgo a été mis au point par Adventus. Baptisé EHC, il combine une source de carbone et une poudre micrométrique de fer zérovalent. « Le premier effet du réactif est de mettre le sol dans les conditions réductrices fortes - un potentiel d'oxydoréduction entre - 400 et - 600 mV - nécessaires à la réduction in situ des polluants, chimiquement, et par les bactéries », indique Laurent Thannberger. La matière carbonée est d'abord dégradée par les bactéries, qui consomment les molécules oxydantes, dont les nitrates et sulfates. Le fer réagit également avec ces molécules oxydantes, puis avec les atomes de chlore des polluants, pour former essentiellement du chlorure de fer. La réaction se poursuit ainsi jusqu'à l'éthylène, produit final de la destruction des solvants chlorés, par déchlorations (transformation du chlore en chlorure) successives. « Dans notre cas, à la différence de l'oxydation et de l'atténuation naturelle, la déchloration a lieu sans accumulation de produits de réaction intermédiaires », assure Laurent Thannberger. Un bon point pour cette technique puisque certains métabolites peuvent s'avérer difficiles à dégrader et plus toxiques que les polluants d'origine. Par ailleurs, « en se dégradant, les grosses molécules carbonées, insolubles, se décomposent en molécules plus petites, solubles, qui sont entraînées par l'écoulement de la nappe et agissent en aval de la zone réactive. Sachant qu'on ne peut pas réaliser, par injection, un mélange parfaitement homogène du réactif dans le sol, il est intéressant que l'action de l'EHC ne se limite pas au point d'injection », explique Laurent Thannberger, précisant que « l'EHC reste actif pendant cinq ans. » En effet, la matière carbonée, composée de différentes sources végétales, n'est pas consommée en une fois. À Portet-sur-Garonne, « en quatre mois, les objectifs de dépollution, soit une concentration en polluants de 150 ug/l, ont été atteints », observe Laurent Thannberger. Valgo est intervenu lors de la reconversion de cet ancien site de traitement de surface dans le recyclage des DEEE. Un premier traitement, par venting, a permis d'éliminer les solvants chlorés présents sous forme de gaz, entre 0 et 3 m de profondeur, au-dessus de la nappe. Le traitement par réduction du panache de pollution a véritablement débuté en octobre 2009, avec la campagne d'injection. « Le produit a été injecté dans une couche correspondant à la nappe, comprise entre 3 et 6 mètres de profondeur ; 35 forages ont été nécessaires pour couvrir le panache de 500 m2 », note Laurent Thannberger. Le suivi de l'efficacité du traitement a été réalisé dans les puits de contrôle (piézomètres) déjà en place sur le site - les mêmes qui ont permis de cartographier le panache et de positionner les points de forage. Actuellement, Valgo possède plusieurs pilotes, sur sites ou non. L'objectif ? « Étudier l'efficacité de l'EHC sur des polluants plus complexes, comme les PCB et les pesticides organochlorés », annonce le responsable R & D de l'entreprise.


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