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Tout le monde veut son plan

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2010
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Deux cents programmes locaux de prévention (PLP) engagés, 20 millions d'habitants concernés : le mouvement est lancé. Et il est dans une phase exponentielle, car les collectivités devront définir leur plan d'ici le 1er janvier 2012, selon la loi Grenelle 2. Objectif : réduire de 7 % au moins la production des déchets ménagers et assimilés. « Avec ces plans, on se place en amont de la production des déchets. Le tri n'est pas de la prévention », rappelle Étienne Le Roy, ingénieur au service prévention des déchets et territoires à l'Ademe. Un PLP est porté par toute collectivité de plus de 20 000 habitants compétente en matière de déchets. Le projet est confié à un animateur en programme de prévention, avec éventuellement l'aide d'un bureau d'études ou de consultants. Pour y parvenir, la collectivité peut s'engager dans un contrat de performance avec l'Ademe, pour une durée de cinq ans. L'établissement fournit alors des outils et un soutien financier d'un euro par habitant et par an. Comme toujours, avant d'agir, il est recommandé de réfléchir. « Il faut un an pour préparer un programme de prévention », estime Étienne Le Roy. Un diagnostic du territoire permet d'analyser les flux de déchets, d'identifier ses caractéristiques sociales, économiques, géographiques et démographiques. « C'est important car on sort de la logique du déchet pour entrer dans celle du produit », rappelle l'expert de l'Ademe. Ainsi, face à un important volume de fibres sanitaires souillées, les actions de prévention ne seront pas les mêmes s'il s'agit de papier essuie-tout, de mouchoirs jetables ou de couches. Pour cela, une étude Modecom n'est pas indispensable. « Quand une collectivité s'intéresse à la prévention, elle a déjà instauré le tri sélectif et elle connaît bien ses flux », commente Étienne Le Roy. L'Insee et les données fiscales peuvent fournir des informations complémentaires sur la consommation du territoire. Cette phase comprend également l'analyse des outils existants, comme les bibliothèques, qui constituent une alternative à l'achat de livres et de revues. De même, l'animateur a tout intérêt à travailler avec les acteurs locaux, par exemple les associations ou la grande distribution. À l'issue de cette phase, l'animateur peut construire son programme en fixant des objectifs, en définissant les actions et en mettant en place des outils d'évaluation. Très médiatiques, les foyers témoins ne sont pourtant pas indispensables. Une page de présentation du programme dans le magazine municipal détaillant les actions proposées est suffisante. « Aujourd'hui, les citoyens sont déjà sensibilisés, notamment par la campagne européenne sur la réduction des déchets, qui cite tous les gestes de prévention », précise Étienne Le Roy. Tous ? Pas tout à fait, car la substitution de l'eau en bouteille par celle du robinet n'en fait pas partie. Ce qui n'empêche pas les collectivités d'en faire la promotion, avec les opérations stop pub, le compostage domestique, la réduction des sacs de caisse, l'encouragement du réemploi... Surtout, il ne faut pas oublier que la collectivité doit se montrer exemplaire ni les déchets des entreprises, car c'est là que se situent les marges de progrès les plus importantes. « Un PLP vise à passer d'un changement de comportement individuel à un changement collectif : il faut donc emmener les gens dans un même courant et ne pas jeter l'anathème sur certaines pratiques », recommande Étienne Le Roy. Les programmes locaux de prévention (PLP) devront toucher 80 % de la population des territoires en cinq ans.


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