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L'écotoxicologue, un expert pluridisciplinaire

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2010
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« Ceux qui font de la plongée pour étudier les récifs coralliens sont rares », prévient Marie-Pierre Halm, écotoxicologue à l'université de Caen. S'il étudie l'impact des polluants sur différents écosystèmes, l'écotoxicologue évolue en effet dans un environnement peu varié, son travail consistant principalement en la conduite de tests en laboratoire et en recherches bibliographiques. La réglementation Reach a encore développé la part réglementaire associée à cette fonction : un véritable « stakhanovisme de la préparation de dossiers », pour Jean-Charles Boutonnet, chef du département toxicologie et environnement chez Arkema. La plupart des entreprises font appel pour cette tâche à des bureaux d'études indépendants, tels que SGS Multilab Rouen, où travaille Aline Jourdan : « les tests sont standardisés, explique-t-elle. Dans des aquariums, nous mettons des organismes marins en présence du produit à tester, et nous observons ses effets ». Ronan Bureau, écotoxicologue à l'université de Caen, « élabore des méthodes informatiques pour prédire l'impact des molécules sur l'environnement ». Au pôle dangers et impact sur le vivant de l'Ineris, une trentaine de ses confrères élaborent « de nouveaux outils, méthodologies et scénarios d'exposition pour améliorer l'évaluation de la toxicité des produits chimiques », explique Éric Thybaud, responsable de l'équipe. Ils travaillent aussi sur « les sols pollués, les sites industriels et les déchets ». Les écotoxicologues forment une communauté scientifique restreinte en France : « pas plus de deux cents personnes, public et privé confondus », estime Éric Thybaud. Le Plan national santé-environnement, la réglementation Reach et le Grenelle de l'environnement ont entraîné une augmentation sensible du nombre de postes. Mais, selon Éric Thybaud, le résultat est loin d'être celui annoncé, et trouver du travail n'est toujours pas évident pour les jeunes diplômés. Une large part sort de formations en biologie, écologie, chimie ou pharmacie, les mastères en écotoxicologie, comme ceux des universités Paris-7 et de Metz, étant encore peu nombreux. Leur pluridisciplinarité est pourtant très appréciée. En effet, « l'écotoxicologie est à l'interface de nombreux domaines, comme la chimie, la biologie et l'écologie », explique Marie-Pierre Halm, pour qui un bon écotoxicologue doit d'abord « être curieux, adaptable et ouvert d'esprit ».


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