Cette opération résulte de l’accord conclu entre Natixis Intertitres et Arjowiggins. Le premier émet près de 85 millions de titres restaurant chaque année, imprimés depuis deux ans sur Cyclus, un papier extra blanc 100 % recyclé fabriqué par Arjowiggins. Mais chaque année, 5 à 7 % des titres restent invendus et jusque là partaient en destruction. « La boucle vertueuse de recyclage s’insère dans notre démarche globale de développement durable », explique Christophe Sarre, directeur des relations et services clients de Natixis Intertitres. Financièrement, aucun des deux partenaires ne souhaitent communiquer le prix de rachat du papier. Natixis reverse la moitié du montant de la revente au Secours populaire. Même si l’opération est lourde à monter en termes de logistique puisque les titres restaurant circulent en camions sécurisés et font l’objet d’une procédure de réception spéciale à leur arrivée à l’usine, sa pérennisation est en bonne voie. Une première qui pourrait peut-être alimenter la réflexion en cours à la Centrale de règlement des titres pour recycler cette fois les chèques restaurant utilisés, un gisement astronomique mais complexe du fait de la variété des qualités de papier et des modes d’impression.DB