L'Autorité de sûreté nucléaire ( ASN) a présenté son rapport annuel à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Une opportunité pour souligner les faiblesses du parc nucléaire français, alors que l'accident japonais de Fukushima est désormais classé au niveau 7 (niveau maximum) sur l'échelle Ines. « Personne ne peut garantir qu'il n'y aura jamais en France un accident nucléaire », a insisté André-Claude Lacoste, président de l'ASN, qui se prépare à auditer les centrales françaises au regard de situations extrêmes comme les séismes et inondations. Le bilan de santé 2010 du parc pointe cinq sites en avance sur la sûreté et la radioprotection : Bugey (Ain), Penly (Seine-Maritime), Tricastin (Drôme), Civaux (Vienne) et Golfech (Tarn-et-Garonne). Mais il en désigne quatre en retrait : Chinon (Indre-et-Loire), notamment sur la rigueur d'exploitation, Chooz (Ardennes) et Nogent-sur-Seine (Aube) en matière d'environnement, et Saint-Alban (Isère). Côté déchets, « il convient qu'Areva fasse les investissements nécessaires à la Hague », ajoute Jean-Christophe Niel, directeur général de l'ASN. Comme le précise le rapport annuel, « l'ASN sera attentive à ce que des revirements de stratégie industrielle ne retardent pas de façon notable la reprise et l'évacuation des déchets ». L'ASN reste également préoccupée par l'absence de solution de stockage pour les déchets de faible activité à vie longue.