L’UFC-Que Choisir a travaillé sur un panel de 92 collectivités qui lui ont fourni leurs rapports publics sur le prix et la qualité de gestion des déchets ménagers. « Mais ni leur format, ni leur lisibilité ne sont aisés. Leur standardisation fait défaut », relève Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir. Dans une vingtaine de collectivités, essentiellement des petites, le plus étonnant est de ne pas voir apparaître dans ce rapport le montant de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (Teom). « A trop en transférer la gestion à des établissements intercommunaux, un désengagement s’installe progressivement dans les communes », regrette Grégory Caret, directeur d'études de l’UFC-Que Choisir.
D’une collectivité à l’autre, le montant de la Teom varie dans un rapport de 1 à 13 (31 euros/hb à minima, 404 euros/hb à maxima). En plus de cette taxe, des recettes annexes sont générées grâce aux déchets (ventes d’électricité et de chaleur, vente des matériaux issus de la collecte sélective, etc). Mais elles sont rarement mentionnées dans les rapports précités. Pour en finir avec ce casse-tête, l’association exige plus de clarté. « Il faut que les collectivités aient davantage recours à l’analyse comparée de leurs budgets déchets », insiste Grégory Caret. A service équivalent, l'association pointe de fortes disparités tarifaires. « A structure d'habitat et service équivalents, les écarts varient du simple (70 euros pour Lyon) au double (149 euros pour Marseille) dans les grandes agglomérations. Un même écart est constaté dans les villes moyennes : moins de 70 euros à Dijon et Brest, contre plus de 120 euros au Havre », conclut Alain Bazot.
Environnement Magazine