1. Federec vient de signer une convention de partenariat avec Pôle emploi. Quelle est sa finalité ?
Nos adhérents nous ont fait remonter des difficultés de recrutement et Pôle emploi le besoin de mieux connaître nos métiers. Le secteur du recyclage et de la valorisation des déchets représente 33 000 emplois, surtout dans de petites et moyennes entreprises. Ce sont des emplois de proximité, non délocalisables. La profession évolue, elle est de plus en plus technique et couvre tous les niveaux de qualification. Elle est généreuse en perspectives de promotion interne, mais souffre d'être méconnue et reste trop rattachée à l'image du travail manuel. Résultat, malgré la crise, les offres d'emploi restent nombreuses sur la filière. La convention aidera les métiers du recyclage à gagner en attractivité, à développer leur potentiel de création d'emplois. Elle s'inscrit dans la lignée d'un accord-cadre, signé en mai dernier, qui consacre 7 millions d'euros sur trois ans à la professionnalisation de nos ressources humaines et au renforcement de nos métiers.
2. Concrètement, quelles actions vont être menées ?
En priorité, on va inciter nos adhérents à transmettre à Pôle emploi l'ensemble de leurs offres d'emploi, ce qu'ils ne font pas actuellement, et à se rapprocher des agences locales pour les informer de leurs besoins prévisionnels d'embauche. On s'engage aussi à organiser des actions de promotion sous la forme de campagnes d'information ou de participations à des forums. En juin dernier, au salon Nouvelles Matières premières que nous avons organisé à Tours, le pôle emploi de la région Centre s'est déplacé pour organiser un « job dating » qui a bien marché. Ce type d'expérience est intéressant. On va, pour notre part, sensibiliser nos adhérents aux nouvelles méthodes de recrutement de Pôle emploi, celles sans CV ou basée sur la simulation.
3. Cette convention cible-t-elle des publics et des secteurs du recyclage ?
Elle concerne l'ensemble de nos métiers et vise plus particulièrement à encourager l'emploi des demandeurs d'emploi les plus exposés au chômage de longue durée, les seniors, les jeunes et les adultes sans ou de faible niveau de formation. Enfin, nous nous engageons à promouvoir les contrats d'apprentissage et le dispositif de validation des acquis d'expérience (VAE).