Depuis 2004, Pure impression se félicite tous les jours des économies réalisées sur la gestion de ses déchets. Mais une étude de l'Ademe permet à l'imprimeur languedocien d'identifier les bénéfices cachés de l'organisation mise en place en 2009.
À cette date, Pure impression a déjà abandonné les bidons d'encre de 10 kg contre des fûts de 200 litres, ce qui réduit considérablement le volume de ses déchets dangereux. Et l'imprimerie collecte soigneusement feuilles de calage d'impression et rognes de papier pour les revendre.
De là, naît la volonté d'aller encore plus loin et de remettre à plat tous les flux de déchets à l'occasion du déménagement de l'imprimerie dans un nouveau bâtiment. « Côté encre, les machines d'impression sont désormais alimentées en continu par un réseau de tuyaux relié à des fûts de 300 litres, consignés », explique Delphine Dorseuil, responsable QSE de Pure impression. Côté papier, l'entreprise a souhaité installer un système d'aspiration des feuilles et des rognes sur les principaux postes. Mais il y a un hic : le coût, 250 000 euros. Difficile pour une entreprise qui réalise alors un chiffre d'affaires de 8,5 millions d'euros, et qui vient d'investir 10 millions d'euros dans un nouveau bâtiment et de nouvelles machines. Démarre alors une réflexion avec Delta Recyclage, prestataire indépendant chargé de la gestion des déchets de Pure impression. Dans la balance, les coûts (45 000 euros pour les déchets dangereux) et les revenus (70 000 euros issus de la vente des déchets de papier). Le résultat ? Un partenariat, dans lequel Delta Recyclage finance l'installation d'aspiration, reprend gratuitement les déchets dangereux et, en contrepartie, collecte tous les déchets de papier de Pure impression pendant huit ans, à un prix de 50 % inférieur à celui du marché.
« D'après nos estimations, le contrat était avantageux pour nous », souligne Delphine Dorseuil. Mais les calculs de l'Ademe viennent de montrer à quel point. Car Pure Impression n'avait pas tenu compte des gains de productivité. L'Ademe estime que quinze personnes passaient 10 % de leur temps à gérer les déchets, de la collecte sur la machine au compacteur. Ainsi, le partenariat avec Delta Recyclage permet à Pure impression d'économiser 40 000 euros par an sur les huit années du contrat. Si l'imprimeur avait supporté seul l'investissement, cela lui aurait rapporté 18 000 euros par an. CQFD.