« Faire à cheval », c'est le nom du réseau armoricain (56, 35, 44, 22, 29) qui s'est constitué « pour un usage citoyen, écologique et social des équidés ». Il regroupe les utilisateurs de chevaux, ânes et poneys qui interviennent dans les communes (ramassage des déchets, entretien des espaces verts, transport d'écoliers, surveillance du littoral, etc.), les espaces naturels (débardage, pâturage, tourisme), les champs, les établissements spécialisés... Ainsi, depuis 2009, la commune de La Chapelle-Gaceline (56) organise le transport scolaire et l'arrosage des espaces verts avec un cheval. Depuis octobre dernier et pendant un an, la ville de Questembert (7 000 hab.) expérimente la collecte des déchets recyclables. « Le cheval peut circuler dans les petites ruelles du centre-ville, inaccessibles pour un camion », explique Hélène Morel, secrétaire de l'association. La communauté de communes réfléchit à d'autres usages possibles (équibus notamment). De son côté, Quiberon assure la propreté de ses plages depuis l'été dernier. L'association souhaite fédérer les initiatives et rassembler les acteurs (collectivités, prestataires de service, associations...). Parmi ses objectifs : la mise en place d'une charte et d'un label pour les collectivités. « Il s'agit de valoriser les villes qui s'engagent pour plusieurs années dans une démarche faisant place aux équidés. Cela pourrait prendre la forme d'une pancarte, comme pour les villes fleuries. » Les premiers labels pourraient être décernés d'ici à la fin de l'année.