Passée à la redevance incitative en janvier, la ville de Besançon veut réduire sa production de déchets. Elle mise ainsi sur le compostage des déchets fermentescibles dans ses soixante et une écoles primaires. « Six écoles pilotes ont débuté le compostage en avril, avec trois types de composteurs différents », explique Éric Durand, chargé de mission développement durable à Besançon. Le choix de l'équipement dépend de la quantité de déchets produits : bac traditionnel, composteur rotatif pour les gros producteurs et composteur de quartiers pour les petites quantités. Besançon ne se lance pas seule dans cette initiative. « Nous travaillons avec une association, Trivial Compost, qui forme le personnel des cuisines, les surveillants, et assure le suivi du compostage. Les gestes quotidiens sont effectués par le personnel de l'école », détaille Éric Durand. Le compostage devrait monter en puissance petit à petit, une dizaine d'écoles devant intégrer le dispositif chaque année. « La phase expérimentale est vraiment nécessaire. Par exemple, nous nous rendons compte que trouver le bon équilibre biologique pour le compostage n'est pas facile : les restes de repas en sauce ne se compostent pas comme des déchets de légumes - dont nous manquons - et nous avons dû arrêter d'intégrer la viande, à cause des odeurs », résume le chargé de mission.