Fondée en 2008 avec le soutien de l'incubateur Inocéane et Oséo, Morphosis basée au Havre fait son chemin. Spécialisée dans la collecte et le démantèlement des DEEE professionnels, l'entreprise table cette année sur un CA de 6,5 millions d'euros (contre 1,75 million d'euros en 2010) et 4000 tonnes d'appareils collectés. Une montée en puissance importante depuis un an qui pousse son créateur Serge Kimbel à franchir un échelon supplémentaire. Actuellement les DEEE sont traités en vue de leur réemploi ou démantelés dans des ateliers protégés, partenaires locaux de Morphosis. Les fractions métalliques sont récupérées sur le site du Havre où sont extraits les ferreux. Les métaux non ferreux sont broyés et échantillonnés par le laboratoire de Morphosis. Les lots sont ensuite revendus aux affineurs. L'idée de Serge Kimbel est d'orienter à terme l'activité vers plus de qualité en misant sur le traitement de métaux à forte valeur ajoutée. Avec l'aide d'universités européennes non dévoilées pour l'instant, l'entreprise se penche sur des solutions d'extraction des métaux précieux, dont les formulations seraient moins coûteuses et moins nocives pour l'environnement. Une phase préindustrielle du procédé est prévue pour fin 2013.