Le point commun entre Léon de Bruxelles, Pizza del Arte, Opéra Garnier, le café Bodega Bodega à Bordeaux ou encore l'Alsacienne à Strasbourg ? Un broyeur de verre perdu installé en 2012 dans chacun de ces établissements. Cette machine d'origine scandinave est adaptée et commercialisée pour le marché français par la toute jeune société Ecologik Concept depuis le début de l'année. Après un test réussi dans les restaurants franciliens Léon de Bruxelles, une centaine de machines devraient occuper la branche CHR (Café-Hôtel-Restaurant). Un créneau porteur, que Loïc Petit, fondateur d'Ecologik Concept a choisi d'investir sur le plan de la gestion des déchets : « Dans cette activité, la consigne ne représente plus que 30 à 40 % des cols et ce n'est pas fini. La politique commerciale des sourciers français laisse penser que la consigne va disparaître au profit de bouteilles à usage unique et plus haut de gamme ». Si le coût du verre perdu pour un restaurateur reste supérieur à la consigne à ce jour, l'emploi d'un broyeur (2 000 euros pièce) favoriserait un important gain de place et de temps. La machine ne broie pas ; elle brise le verre pour conserver une granulométrie suffisante en vue du recyclage en conformité avec les PTM. Les morceaux tombent dans des bidons pouvant contenir l'équivalent de 70 bouteilles, avec un volume réduit de 80 %. L'enlèvement du contenu est organisé par le fournisseur France Boissons lors des livraisons à ses clients du CHR. Le verre ainsi récupéré est réorienté vers la filière des recycleurs. Fort de cette expérience sur le secteur verrier, Loïc Petit souhaite poursuivre dans cette branche en s'attaquant ensuite à la gestion des emballages en carton et en PET.