Le syndicat mixte de traitement des ordures mé na gères de l'Eure ( Setom) peaufine ses derniers réglages. Début oc tobre, il inaugurera sur le site Ecoval sa chaufferie à biomasse de 16 MW. Son originalité : intégrer la fraction ligneuse des déchets verts produits par les ménages. Le gisement est estimé à 12 000 tonnes par an. « Jusqu'alors, on les broyait et on les compostait », explique Francis Telek, responsable de l'installation… Avec un inconvénient majeur en fin de circuit. Les morceaux de bois trop volumineux pour se décomposer échouaient avec les refus de criblage. « On les a un temps envoyés vers des chaufferies industrielles, mais avec le compostage, le bois est enrobé de matières terreuses. Ce phénomène de vitrification complique la combustion », poursuit-il. Pour prévenir ce phénomène, c'est en amont que le Setom a décidé d'agir. Les déchèteries des collectivités adhérentes au syndicat accueillent désormais le traditionnel réceptacle pour compostage et une deuxième benne pour les déchets verts plus gros destinés à la chaufferie. L'approvisionnement sera complé té avec des plaquettes forestières et l'infrastructure servira d'appoint à l'unité de valorisation énergétique des déchets ménagers, qui vient d'être rénovée pour produire de la chaleur. Le Setom a investi 13,6 millions d'euros, dont 2 millions pour le raccordement à la chaufferie centrale de la ville d'Evreux, située à 3,2 km. C'est elle qui alimente le réseau de chaleur urbain.
setom, francis telek, tél. : 02 32 23 33 73.
L'actualité de l'environnement en continu sur environnement-magazine.fr