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Amorce donne de la voix

LA RÉDACTION, LE 18 SEPTEMBRE 2012
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À l'approche de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre prochain, l'association Amorce a fait le point sur les priorités en termes de gestion des déchets et d'énergie. Un pas en avant, deux pas en arrière ? Le réseau d'élus Amorce demande que les chantiers qui ont été impulsés par le Grenelle de l'environnement soient réellement mis en œuvre. «Certains engagements des lois Grenelle n'ont toujours pas été appliqués. Commençons par clore cette page avant d'en ouvrir une autre», a introduit Gilles Vincent, président de l'association, lors d'un point de rentrée organisé le 6 septembre. Exemple d'engagement resté lettre morte : la création d'un fonds de mobilisation de la biomasse. Idem côté déchets, pour l'idée d'affecter une plus grande partie de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) à la politique déchets. Le constat est identique pour le projet de création d'un observatoire sur les impacts des déchets sur la santé. Pire : hormis sur leur versant fiscal, les enjeux liés aux déchets ne devraient pas figurer au programme de ce grand rendez-vous de la rentrée. «Pourtant, les choses avancent, certains progrès sont à mettre en avant. Ainsi, l'introduction de la part variable dans la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (Teom incitative) va être expérimentée dans quatre à six collectivités pilotes dont la communauté de communes du Toulois (Meurthe-et-Moselle) et la plaine de l'Ain», cite Gilles Vincent. Les déchetteries débordent de gravats apportés par les artisans et particuliers. «La gestion des déchets de bricolage est un enjeu croissant. Il fut une époque où nous suggérions de créer un éco-organisme dédié ; on nous avait alors gentiment retoqués», raconte Nicolas Garnier, délégué général d'Amorce. Par ailleurs, l'association regrette la tournure prise par l'arbitrage entre collectivités et éco-organisme dans la filière papiers. «Défavorable aux collectivités», selon Gilles Vincent, le nouveau barème EcoFolio augmente légèrement les soutiens au recyclage mais réduit ceux dédiés à la valorisation et à l'élimination. Et de poursuivre : «Il n'y a pas assez de pression faite sur ces éco-organismes, alors que leur contribution est loin de couvrir le coût réel du service rendu par la collectivité. On réclame à minima que les coûts soient pour moitié partagés.»


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