Pour sa 42e édition, le salon de la sous-traitance industrielle qui ouvrira ses portes du 6 au 9 novembre à Paris, se tiendra dans un contexte économique difficile. Pourtant, les prévisions des organisateurs tablent sur une stabilité des exposants dont 60 % d'entreprises françaises. L'Europe sera également au rendez-vous avec une participation soutenue des pays de l'Est (Tchéquie et Pologne) et de l'Italie à travers le Piémont comme invité d'honneur. Comme les années précédentes, de nombreux secteurs sont représentés parmi lesquels, la transformation des métaux, des plastiques, du bois et de l'électronique. L'industrie mécanique sera au cœur des enjeux actuels avec notamment un focus sur l'avenir de la filière automobile et sa possible réorganisation autour des relations entre donneurs d'ordre et fournisseurs. Les sous-traitants vivent depuis de nombreuses années de lourdes pressions venant des équipementiers, liées aux fluctuations des cours des matières premières et à une distorsion de concurrence avec les pays low-cost. « Dans un secteur dominé par les volumes, les aspects de technicité et de qualité arrivent bien souvent au second plan en France » déplore Luc-Eric Krief à la Fédération de la Plasturgie. Sans cacher son inquiétude pour l'avenir de l'automobile en France, Jérôme Frantz, président de la Fédération des Industries Mécaniques, est optimiste dans l'ensemble : « Heureusement, les marchés comme l'aéronautique ou la machine-outil montrent au contraire des signes de vigueur et un savoir-faire qu'il ne faut pas gâcher ». Au-delà des difficultés conjoncturelles du moment, le salon Midest voit par ailleurs se dessiner une tendance de fond en matière environnementale : les contraintes réglementaires, la traçabilité, les normes ISO, la recyclabilité comptent de plus en plus pour les entreprises de la sous-traitance, en quête d'une nouvelle image marketing et de réduction des coûts de production.