L’opération est un succès, puisque pour 40 entreprises, elle se traduit par une économie cumulée et pérenne de 1,5 million d’euros par an. Parmi les dix autres candidats, certains ont réalisé des économies inférieures, et d'autres n’ont pas poursuivi l’expérimentation.
Mais ce chiffre est-il extrapolable ? L’Ademe a soigneusement sélectionné les entreprises participantes. Lors de l’appel à candidature, lancé novembre 2010, 380 entreprises ont répondu. Les participants à l’expérimentation ont été retenu dans des secteurs prioritaires car fortement générateurs de déchets : la métallurgie, la distribution et le transport, l’agroalimentaire, l’imprimerie et la papeterie, et la plasturgie. Les entreprises ont bénéficié d’un diagnostic, qui a permis de définir un plan d’action spécifiques (entre 1 et 16 actions), mais aussi d’un accompagnement sur le terrain. Ainsi, le fabricant de porte d’entrée en aluminium Bel’M a généré 53 000 euros d’économies en optimisant sa découpe. Certes, la revente des chutes générait un revenu de 17 000 euros, mais les économies à l’achat ont permis une économie de 70 000 euros… Une nouvelle technologie d’encollage a également permis des économies de colle (30 000 euros), et de solvant (18 000 euros). Chez Facom, plasturgiste, une nouvelle technologie dite « à canaux chauds », a généré 86 000 euros d’économies sur les achats de matière première et 3 000 euros d’économies sur le poste enfouissement des déchets. « 80 % de l’économie totale provient de la réduction ou du recyclage de matière ou d’emballages à la source, c’est-à-dire en amont de la fabrication. Cette expérimentation montre que le tri à la source et l’externalisation du recyclage sont plus profitable que la mise en décharge ou l’incinération des déchets », souligne l’Ademe. Cinquante-deux fiches détaillent les résultats de cette opération.
L’Ademe poursuit son accompagnement avec deux nouveaux appels à candidature, l’un sur la mise en place d’une comptabilité analytique pour identifier les pertes et les actions prioritaires, et l’autre sur le calcul de la rentabilité des investissements en matière de réduction et de recyclage à la source. Résultats en juin 2013.AC52 exemples d'économies à consulter