Toute jeune, mais déjà grande ! Née en avril 2011, la société Carbios se positionne comme chef de file de l'imposant projet Thanaplast, porté par un consortium associant les sociétés Groupe Barbier, Ulice, du groupe Limagrain et Deinove, ainsi que le CNRS, l'université de Poitiers et l'Insa de Toulouse. D'un budget de 22 millions d'euros sur cinq ans, ce projet est soutenu par Oseo, dans le cadre de son programme ISI, à hauteur de 9,6 millions. « Nous portons 15 millions en propre avec l'aide d'Oseo de 6,8 millions qui nous a été accordée », précise Jean-Claude Lumaret, directeur général de Carbios. Ancien de Roquette et de Metabolic explorer, cela fait bientôt trente-cinq ans que cet ingénieur chimiste de formation gravite dans le monde de la chimie du végétal. Avec Thanaplast, il entend, à partir de procédés brevetés utilisant des enzymes, inventer une nouvelle génération de plastiques biodégradables, créer un système de recyclage biologique performant des déchets plastiques et développer une technologie compétitive de production de biopoly-mères. Cependant, pour Carbios, qui se positionne comme « une courroie de distribution entre la recherche académique et le marché », Thanaplast ne constitue qu'une étape. « Nous développons la recherche jusqu'au stade pré-pilote. À l'industriel, ensuite, de transposer la technologie », explique le directeur général. Aussi, la société, qui compte Truffle Capital, la holding Incubatrice chimie verte 1 et Deinove pour actionnaires, va développer sa propre R & D. Elle est soutenue, en cela, par le conseil régional d'Auvergne, qui lui a récemment attribué 549 000 euros, via le fonds d'investissement Auvergne durable.