Pas d'avis de gros vent sur le front des ferrailles, la mer est calme. Décembre a connu une légère hausse des prix et la parité €/$ a pour une fois joué en faveur de la monnaie européenne, ce qui a ouvert la voie à des ventes de quelques cargaisons maritimes. Les américains, très forts en la matière, ont remis les choses dans leur ordre monétaire et encourager leurs propres exportations. Quant à la monnaie chinoise, chacun sait désormais qu'elle est sous évaluée et que, là aussi, des guetteurs sont en place car le relentis-sement économique vaut pour la Chine. Un acteur du marché nous confie qu'il souhaiterait voir les européens faire de même avec l'euro et faciliter ainsi nos ventes à l'export. Rien n'est impossible si l'on s'en donne les moyens. Nous entrons dans une période de restockage après le vide grenier de la fin d'année pour des motifs bilantiels. Riva a renconduit les prix, ArcelorMi-tal a un peu acheté avec une légère amélioration des prix. Les bateaux costiers (qui chargent entre 3 et 4000 t), nous indique notre correspondant, ont repris un peu de vigueur pour accoster sur les côtes espagnoles et portugaises. Mais, comme une hirondelle ne fait pas le printemps, ces livraisons ne font pas le marché. A mi janvier, bien malin saurait dire de quoi les prochaines semaines seront faites. Les ventes d'acier ne sont pas au plus haut, les collectes non plus mais elles se situent finalement à la mesure de la demande. « Si l'on pouvait voir deux ou trois aciéries électriques reprendre l'activité, ce serait peut-être le signe d'une reprise » sourit un professionnel. Les prix des aciers ont légèrement augmenté, si les niveaux sont conservés, il serait intelligent de maintenir ceux des ferrailles en février. Et puis avec le froid qui arrive, on peut rêver de voir les ports de la Baltique et de la mer Noire subir un peu de gel.