Les professionnels du recyclage en Belgique sont confrontés à l'instar de leurs homologues français et européens aux restrictions chinoises. La fermeture des frontières aux déchets plastiques a entraîné un gon-flement des gisements qui ne trouvent pas forcément preneurs. Principale raison : les qualités expédiées habituellement en Chine sont souvent triées manuellement. La même opération en Europe coûterait beaucoup trop chère. « Ainsi, certains flux de plastiques ménagers colorés jaune et rouge ne peuvent pas être recyclés ici, déplore Werner Annaert, directeur de la FEGE (Fédération des entreprises de gestion de l'environnement). C'est pourquoi, nous devons faire pression sur les instances européennes pour favoriser l'industrie du recyclage et de l'énergie en Europe. » De l'avis de la fédération belge, le marché européen à lui seul ne constitue pas une alternative intégrale. De plus, la baisse des prix du pétrole rend l'utilisation de plastiques primaires plus intéressante que le recours aux granulats recyclés. Les perspectives à court terme ne s'annoncent guère brillantes en l'absence de changement immédiat. À plus long terme, la profession semble plutôt optimiste, comptant sur l'avancée de plusieurs projets industriels de recyclage en Flandres comme le traitement des fenêtres en PVC ou les synergies à trouver avec le secteur textile.