Après consultation institutionnelle et transmission à la Driee au premier semestre 2014, la commission d’enquête publique rendra également son avis et le Predec sera approuvé en novembre 2014. A partir de là, il entrera en vigueur et deviendra opposable à l’ensemble des collectivités locales. Comme le reconnaît Jean-Paul Huchon, président de région, « ce laps de temps à intégrer cette démarche correspond aujourd’hui à la reprise des chantiers en Ile-de-France et s’appuiera sur la transition écologique ». Outre les travaux liés au Grand Paris Express, la région devrait passer de 37 000 à 70 000 nouveaux logements en 2030. Soit en termes de production de déchets entre 40 et 60 millions de tonnes sur 15 ans. La hausse de déchets inertes sur la période 2014-2020 serait de l’ordre de 20 % et pourrait atteindre +50 % entre 2020 et 2026. A ce jour, 27 millions de tonnes de déchets sont produites chaque année sur les chantiers franciliens (dont 24 Mt de déchets inertes) ; les trois quarts sont enfouis, principalement en Seine-et-Marne (soit 80 % de ce gisement). L’enjeu de la région pour les 15 années à venir, est notamment de rééquilibrer le maillage des centres de stockage au niveau du territoire. Pour préparer « Ile de France 2030 », la région entend donc faire du Predec un outil pour favoriser le recyclage, renforcer le transport multimodal et garantir la traçabilité. Cette nécessité impliquera de créer 10 plateformes supplémentaires. La région compte aussi sur cette montée en puissance de l’activité pour générer de l'emploi, sachant que 100 000 tonnes de déchets de chantiers recyclés contribuent à la création de 9 emplois (contre 3 pour l’enfouissement). *Plan régional de prévention et de gestion des déchets issus des chantiers du bâtiment et des travaux publicsRR