Le salon Pollutec Paris a mis pour la première fois en lumière l'engagement environnemental à l'hôpital. Un village lui a été consacré, donnant l'occasion à l'association H360 par exemple de présenter ses actions en termes de gestion de déchets. Créée en 2003 par des salariés cadres techniques de l'hôpital, H360 favorise les échanges dans les domaines du bâtiment, de la thermique, techniques d'organisation et communication, de l'hygiène, de l'environnement, de la prévention et la gestion des risques, de la qualité, des télécommunications et systèmes d'information, soit au total 27 métiers. Parmi les sujets d'actualité, la gestion des déchets hospitaliers. Ne se limitant pas aux seuls déchets de soin, la production de déchets en milieu hospitalier s'élève selon H360, à 700 000 t/an pour un coût de traitement représentant entre 2 et 5 euros par jour et par patient. Pour des raisons d'hygiène, législatives (contrôle obligatoire tous les quatre ans, réalisé par la Haute Autorité de Santé) mais aussi écologiques et financières, les établissements de soins (3 500 en France dont les maisons de retraite) mettent en place une gestion encadrée, dont les services techniques et logistiques assurent le plus souvent la mise en œuvre et le contrôle. « Il faut en moyenne compter une tonne de déchets produite par lit » explique jean Noël Niort président de l'association. Une récente enquête menée par le C2DS* auprès d'un peu plus de 260 établissements a révélé qu'en dix ans, les hôpitaux et cliniques selon leur taille sont passés de 2 filières de tri sélectif (DASRI et autres déchets) à 14 en moyenne. Pour une bonne gestion des déchets hospitaliers, la mise en place de filières spécifiques peut donc s'avérer essentielle. « Nous choisissons le mode opérationnel si on fait appel à un éco-organisme. Cela nous évite de payer directement le prestataire ainsi que le coût d'enlèvement et de traitement, passé un certain volume de déchets » se réjouit Julien Collet, en charge des sujets environnement.