'année 2014 se caractérise par un certain nombre de campagnes électorales au cours desquelles vont devoir s'affronter les idées – pour peu qu'il y en ait encore dans le paysage hexagonal – et les projets eux-mêmes liés aux idées. Du scrutin local au scrutin européen, la principale préoccupation des citoyens est de pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles par une activité rémunérée. Ne nous y trompons pas, si plusieurs entreprises affichent volontiers des étiquettes « made in France », c'est bien parce que les consommateurs sont sensibles à l'argument et qu'ils espèrent ainsi retrouver une activité de proximité plus florissante. Or, comme le constate Olivier Passet, directeur des synthèses économiques au cabinet d'études Xerfi, ces dernières années, un quart de la production industrielle en Europe s'est effondré, entraînant chômage et pauvreté. Le retard de nos pays en termes de mutation technologique s'est fortement accentué. L'Europe a privilégié l'euro. « Certes, il a été sauvé, indique l'analyste mais au prix d'un coma articifiel qui a plongé le marché intérieur dans la déflation. »
Un euro fort au regard du dollar, c'est autant de difficultés à exporter, les recycleurs le constatent bien souvent. « Il serait temps, poursuit Olivier Passet, de sauver l'Europe plutôt que de sauver l'euro. » Et de rappeler les objectifs des initiateurs de l'Union européenne qui étaient de promouvoir un développement harmonieux des activités économiques dans la communauté. Que peux faire un pays seul dans cet espace économique sans trop de barrières qu'est désormais le marché mondial ?
Nous avons quelque peu l'impression que les politiques européennes dans leur ensemble pédalent dans la choucroute et ne parviennent pas à définir une trajectoire qui permettent aux États membres de retrouver la bonne direction. Sur une piste de bobsleigh, quitter la trajectoire équivaut à se mettre en danger.