Premier enseignement : l'émergence de projets de traitement des OMR au sein de centres multi-filières pour optimiser la valorisation de certains flux. C'est le cas par exemple du projet d'Ivry-Paris 13 (490 000 t/ an) qui rassemble plusieurs procédés de valorisation. Les projets de méthanisation d'OMR sont également à l'honneur. En témoignent les projets de Romainville/ Bobigny (93) et de Blanc-Mesnil/Aulnay-sous-Bois (93). La méthanisation des déchets agricoles et des biodéchets industriels dénombrent plus d'une quinzaine de projets en grande couronne. Parmi les plus avancés (mise en service imminente), figurent les unités de Thoiry, Thiverval-Grignon, Ussy-sur-Marne, Lieusaint, Ecuelles et Sourdun. L'implantation de nouveaux centres de tri multimatériaux (collectes sélectives des ménages) et des encombrants intramuros (XIIe , XVe , XVIIe ) et en petite couronne se développe également. Concernant le traitement au cœur de Paris, cela devrait représenter après la mise en service de ces centres en 2016, une capacité totale annuelle de 120 000 tonnes (hors ameublement).
Nouvelles autorisations de stockage
Étonnamment, le stockage des déchets non dangereux ne faiblit pas sur le long terme malgré les fins d'autorisation d'exploiter d'ici à 2020 pour cinq sites. Ce qui aurait pu entraîner une réduction de l'enfouissement de 29 % en dix ans (950 000 tonnes) sera en réalité remplacé pour moitié par de nouvelles autorisations de stockage à Vert-le-Grand (330 000 t/an) et à Guitrancourt (extension de 120 000 t/an). Quant à la répartition géographique des installations, elle reste étroitement liée au degré d'urbanisation et d'espace, au grand dam de la Seine-et-Marne devenue au fil du temps la décharge francilienne, avec la moitié du gisement enfoui, soit environ 1,5 million de tonnes. L'Ordif constate que la Seine-et-Marne est également privilégiée pour la valorisation des mâchefers d'incinération (57 % des capacités) tandis que les centres de tri actuels et en projet se concentrent davantage sur les départements limitrophes à la capitale. Les incinérateurs a priori suffisants pour répondre aux besoins (tant que les ISDND n'entameront pas un régime drastique, ndlr) ne font plus l'objet de nouveau projet - celui d'Ivry-Paris 13 reste hypothétique. En 2012, l'Ordif fait état d'une utilisation de 92 % des capacités autorisées (soit 4 millions de tonnes).