Le référé, daté du 9 avril et publié ce lundi 16 juin, sur la gestion du dossier Stocamine par les pouvoirs publics, est sévère. Ce site de stockage des déchets industriels – dont 7 000 tonnes contiennent du mercure – est à l’arrêt depuis 2003, date à laquelle l’activité s’est arrêtée à la suite d’un incendie. Dans son référé, la Cour des compte s’attache à estimer le coût, pour les finances publiques, de plus de dix ans de débats et d’indécisions quant à la remontée, partielle ou non, des déchets. Les calculs sont simples : à raison de 5,5 millions d’euros par an, la facture s’élevait, fin 2012, à 45 millions d’euros. A titre de comparaison, le coût total de la fermeture du stockage était estimé entre 115 et 160 millions d’euros en fonction des volumes de déchets à extraire. « Cette attitude des pouvoirs publics a accru la difficulté des travaux et les aléas techniques. (…) La vétusté croissante de la mine rend plus délicat l’accès au stockage et la détérioration des déchets rend leur extraction plus délicate », poursuit la Cour des comptes.
Une seconde concertation publique a été menée entre novembre 2013 et février 2014. En mai, les essais à blanc de déstockage ont commencé, notamment pour définir les procédures de sécurité.AC