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RECYCLAGE & RÉCUPÉRATION

Dastri souffle ses dix bougies

PUBLIÉ LE 8 DÉCEMBRE 2022
ABDESSAMAD ATTIGUI
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Dastri souffle ses dix bougies
Dastri ambitionne d'atteindre un taux de collecte des Dasri conventionnels fixé à 85 % à l’horizon 2025. Crédit : Thomas Lang/Dastri
Dix ans après son premier agrément, Dastri dresse le bilan de son activité. Depuis 2013, le tonnage de déchets conventionnels patients collecté et traité par l’éco-organisme est passé de 25 tonnes à 1 778 tonnes en 2022.

Décembre 2012 marque la naissance de Dastri, un dispositif destiné à la collecte et au traitement des déchets de soins perforants des patients en auto-traitement. En dix ans, la filière n’a cessé de se déployer et le nombre de pathologies entrant dans son périmètre a doublé pour répondre à des enjeux de santé publique, et de l’économie circulaire.

Dastri prend en charge les Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux (Dasri) perforants produits par des patients en auto-traitement qui peuvent provoquer des accidents d’exposition au sang (AES) pour les agents de tri, lorsqu’ils sont jetés avec les ordures ménagères. L’éco-organisme veille depuis son agrément en décembre 2012 à la gestion de la collecte et le recyclage des déchets concernés en déployant un vaste réseau sur le territoire. Le nombre de points de collecte au service des patients a ainsi « plus que quadruplé ». Le territoire en compte 20.239 « alors que le cahier des charges initial en imposait 5 000 ». Cette couverture du territoire s’accompagne d’une augmentation du tonnage de déchets conventionnels patients collecté et traité par l’éco-organisme qui est « passé de 25 tonnes en 2013 à 1 778 tonnes en 2022 », précise Dastri.

« Nous étions la filière REP dotée de l’objectif le plus exigeant, enjeu de santé publique oblige ! Réussir, en quelques années seulement, à collecter et traiter 80 % des DASRI perforants. Cet objectif, nous l’avons atteint », se félicite Laurence Bouret, Déléguée générale de Dastri depuis janvier 2013.

Une année exceptionnelle

Une mention spéciale pour sa gestion des déchets lors de la crise sanitaire. Mise à l’épreuve, « la filière Dastri a prouvé son utilité au service de la société », souligne Yannick Jegou, administrateur de Dastri depuis 2012. Mobilisé par les pouvoirs publics pour prendre en charge les déchets issus de la vaccination et du dépistage Covid, l’éco-organisme a rapidement répondu à la demande des pharmaciens pour stocker et collecter leurs seringues usagées, les auto-piqueurs et lancettes des tests sérologiques mais également les écouvillons, tubes et cassettes des tests antigéniques.

En bref, grâce à sa mobilisation, 886 tonnes de déchets ont été collectés et traités pour les patients (+10,3 %), ce volume atteint 1298 tonnes en incluant les Dasri professionnels des tests et vaccins Covid-19 (+ 60,4 %).

De nouveaux objectifs en vue

L’éco-organisme n’est pas prêt de s’arrêter en si bon chemin. Alors que son ré-agrément est en cours, Dastri augmente son ambition pour atteindre un taux de collecte des Dasri conventionnels fixé à 85 % à l’horizon 2025 (contre 80 % pour 2022), avec un objectif sous-jacent à 90 % d’ici la fin de son agrément en 2028. L’objectif de taux de collecte des e-DASRI est relevé à 50 % dès 2023 et il est fixé à 60 % en 2028. Le taux de recyclage de cette dernière catégorie est, quant à lui, fixé à 60 % dès 2023, pour s’établir à 70 % à l’horizon 2028.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, Dastri envisage notamment de renforcer son réseau en y intégrant toutes les pharmacies qui jouent un rôle central dans la filière. Si la loi Agec somme toutes les officines de collecter ces déchets, à fin septembre on estime que 8 % du réseau officinal, soit 1 554 pharmacies ne remplissent pas encore cette obligation. Ce pourcentage est plus significatif dans certaines régions telles qu’en Auvergne-Rhône-Alpes où ce taux dépasse les 12 % ou en Bretagne où il atteint 17 %.

Pour monter en puissance, l’éco-organisme déploie également au sein du Dastri Lab à Besançon son nouvel équipement de séparation pour recyclage des e-DASRI qui sera opérationnel dès l’année prochaine. Ces techniques permettront de séparer quatre fractions matière présentes dans les dispositifs médicaux avec électronique : plastique, piles, métaux et cartes de circuits imprimés. « Si nous sommes agréés pour les six prochaines années, nous sommes confiants dans notre capacité à atteindre ces objectifs très exigeants grâce notamment à l’engagement de toutes les parties prenantes de la filière, avec lesquelles nous avons progressivement construit, ces dix dernières années, des relations partenariales robustes sur la base d’une confiance réciproque », conclut Laurence Bouret.
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