Mi-juin, le ministère de l'Écologie et de l'Énergie a rendu publics les résultats de l'appel d'offres sur la production de chaleur et d'électricité à partir de biomasse. Vingt-deux projets de centrales, représentant une puissance cumulée de 300 MW et 450 000 tep de chaleur, ont été retenus sur cinquante-six présentés. Les régions Aquitaine et Champagne-Ardenne sont bien représentées, Rhône-Alpes comptant le seul projet de cogénération par gazéification, celui du papetier Rochette en Savoie (lire EM n° 1667 p. 11). La plupart des projets émanent de sociétés de services, type Elyo ou Poweo, et parient sur la plaquette forestière ou les cultures énergétiques. Ces vingt-deux centrales pourront bénéficier d'un tarif préférentiel d'achat de l'électricité (128 euros le mégawattheure). Le ministère, qui replace l'appel d'offres dans le cadre de la mesure du Grenelle visant 20 % de renouvelables dans la consommation d'énergie à l'horizon 2020, annonce un nouvel appel d'offres « dans les prochaines semaines », intégrant « des critères d'aménagement du territoire ».